samedi 13 février 2016

Trop d’années

à nous regarder
sans nous toucher.
Ce n’était pas le moment,
ce n’était pas le présent.
Lequel a dit “non”
et a refermé la prison ?
Le sable s’est déposé
sur les souvenirs entassés
et, naturellement,
inconsciemment,
nous nous sommes éloignés.
Puis il y a eu ce jour d’été,
ces quelques mots à échanger.
Puis il y a eu ces sourires,
ces quelques rires,
cette amitié retrouvée.
Ton visage s’est ridé
et, sur tes tempes blanchies,
ma main tremble.
Tu me souris.
Sommes-nous ensemble ?
Trop d’années
sans nous regarder,
sans nous parler.
Trop d’années
et, pourtant, rien n’a changé.

Sur le bord de la rivière,
je m’assois, je t’espère
et, si à nouveau tu te perds,
n’oublie pas cette terre.

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